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vendredi 4 janvier 2008

Primaire - Iowa : Ron Paul 5e avec 10% et devant Giuliani !

Les résultats de la première primaire (Iowa) sont tombés cette nuit (heure française), Ron Paul se place en 5e position avec 10% des voix. C’est un bon résultat dans cet état où les mormons et les chrétiens évangelistes représentent une grande partie de l’électorat. Cet électorat évangéliste a d’ailleurs fait triompher un des siens, Mick Huckabee, un ancien pasteur baptiste, avec 34% des voix. Fred Thomson et John McCain sont 3eme et 4eme avec 13% des voix. La troisième place était atteignable pour Ron Paul. Et l’on peut regretter que l’état major de campagne ait décidé de ne pas trop investir de temps et d’argent dans cet état difficile mais médiatiquement sous les « spotlights ». Nous avions fait la même remarque lors du straw poll d’août en Iowa…

Trois grandes satisfactions:

- Ron Paul a dépassé la barre du résultat des 2 chiffres ce qui symboliquement le place dans la course avec le deuxième tiers des candidats. C’est déjà un exploit alors que les sondages depuis des mois expliquaient que son électorat se réduisait à une bande de fanatiques sur Internet.

- Ron Paul finit devant Giuliani (3%) qui a préféré faire campagne en Floride et évité de s’engager dans un état trop conservateur pour sa ligne politique progressiste.

- Hillary Clinton a pris une veste chez les démocrates :)

Prochaine étape le 8 janvier au New Hampshire avec un électorat plus autonome et divers qu’en Iowa, donc potentiellement plus favorable à Ron Paul. Il faudra confirmer l’élan donné par ce premier résultat !

mercredi 19 décembre 2007

Ron Paul: Internet, Sondages et Primaires, quelques réponses...

En réponse à un commentaire d'un internaute qui reprend des questions souvent posées sur Ron Paul, sa popularité sur Internet et ses chances réelles aux prochaines primaires voici quelques éléments de réponse et de réflexion :

Internet

La surreprésentation de Ron Paul sur Internet par rapport à la réalité de sa popularité dans le pays serait liée à 2 facteurs principaux :

Internet s’est retrouvé au centre de la campagne de Ron Paul d’abord parce que c’était le seul espace de liberté où ses supporteurs pouvaient s'informer et participer à sa campagne. C’est une réaction naturelle au boycott par les grands médias. Cet outil était le seul disponible pour pallier cette carence d'information.

D’autre part, son message politique basé sur la liberté et la paix a surtout reçu un accueil favorable dans un premier temps auprès d’un public jeune, donc habitué d’Internet, amplifiant le phénomène.

Un mot d’ailleurs pour rectifier un contresens fréquent de ce cas d’école en marketing politique : L’explosion de Ron Paul sur Internet n’est pas due à une utilisation particulièrement « intelligente » de ce média par Ron Paul et son équipe de campagne. Ce sont les internautes qui ont utilisé Internet pour Ron Paul et pas l'inverse. L’intelligence réelle de Ron Paul dans cette explosion a été de laisser-faire, restant en cela fidèle à son message politique de liberté et de décentralisation. Il a résisté à la tentation de récupérer ces activités pour les contrôler.

Les Primaires

Les primaires sont une question complexe.

Premièrement la situation de Ron Paul aujourd’hui est différente de celle d’il y a seulement 3 mois. Les « money bombs » ont eu des répercussions dans l’électorat. Il a doublé son score dans les sondages officiels nationaux en passant de 3 à 6%. Ce qui reste faible mais une tendance encourageante. De plus ces sondages sont discutables (voir notre article) au moins à quelques points près.

Concernant les Straw Polls de l’automne, les résultats de Ron Paul ont souvent dépassé les 10%. Voir ce récapitulatif des résultats, attention néanmoins à une lecture trop optimiste de ces résultats: le tableau présenté sur le site officiel de la campagne n’est pas pondéré par le nombre des participants – Le Straw Poll en Iowa à 9% était probablement l’un des plus représentatifs, mais c’était en juillet et la situation a considérablement évolué depuis. Cela dit 9% en juillet c’est déjà bien différent des 3% officiels dans les sondages de l’époque…

Ensuite dans un système ouvert, transparent et étant donné le fait que les supporteurs de Ron Paul sont par nature nombreux (58 000 donateurs dimanche!) et motivés on pourrait s’attendre aujourd’hui à des scores intéressants bien au-delà des sondages nationaux. Il faut à ce stade des élections bien comprendre que ceux qui votent aux primaires sont une catégorie bien informée de la population, donc plus susceptible de voter pour Ron Paul. Ensuite, Ron Paul étant le seul candidat anti-guerre (Irak), il devrait en principe attirer à lui un certain nombre d’électeurs sur ce seul thème, et c’est un gros avantage de représenter à lui seul cette tendance dans le camp républicain.

Le gros écueil des primaires dans le cas de Ron Paul réside dans le fait que ce système n’est pas ouvert, et a été sciemment manipulé pour éviter l’émergence d’un candidat anti-système. Des conditions plus ou moins restrictives selon les états ont été instaurées pour pouvoir réserver le droit de vote à des membres traditionnels du parti, et éviter des inscriptions en masse de nouveaux électeurs pour les primaires. Ainsi par exemple au Texas, l’état de Ron Paul, le GOP a limité le droit de votes aux personnes ayant déjà votés les années précédentes comme délégués lors des conventions du parti. Cela revient à exclure de fait les nouveaux électeurs…

Calendrier des primaires (janvier) :

3 janvier : Iowa

8 janvier : New Hampshire

19 janvier : Caroline du Nord & Nevada

5 fevrier : 20 Etats, c'est le "Giga Tuesday"!

Voilà ce que l’on peut dire de la situation en essayant de ne pas être (trop) partisan. Et maintenant « Go Ron ! ».

mardi 4 septembre 2007

16,7% et 3e place pour Ron Paul au Texas

41.1% Duncan Hunter (534 votes)
20.5% Fred Thompson (266 votes)
16.7% Ron Paul (217 votes)
6.4% Mike Huckabee (83 votes)
6% Rudy Giuliani (78 votes)
4.7% Mitt Romney (61 votes)

C’est un bon résultat pour Ron Paul dans ce Straw Poll du Texas. Le parti républicain du Texas organisateur avait particulièrement soigné les règles de participation au vote pour éviter tout risque d’expression d’un vote dissident, bref d’un vote Ron Paul ! Seuls les personnes ayant été délégués républicains depuis 2000 pouvaient participer à ce Straw Poll. En clair seul les républicains purs et durs pouvaient voter. Pas vraiment la nouvelle base électorale de Ron Paul… Ajoutons à cela qu’il fallait s’acquitter d’un droit d’entrée de $75, et que le vote se déroulait dans la région de Dallas-Fort Worth, en plein pays néo-conservateur à plusieurs heures de route de Houston et des zones cotières du Golfe où Ron Paul bénéficie d’un important soutien. Alors 16% dans ces conditions c’est un bon score, et c’est bien au-delà des sondages officiels. Il est maintenant impératif de continuer la progression (9% en Iowa début Août) pour accélérer la dynamique de la campagne et bien se positionner dans la dernière ligne droite des primaires début 2008. Au travail !

dimanche 26 août 2007

L’ouverture en Iowa de la saison des « straw polls »

La saison des « straw polls » (« vote de paille » en français) a débuté cet été avec en ouverture celui de Ames dans l’Iowa en août. Des « straw polls » plus confidentiels se sont depuis succédés, et d’autres sont à venir, avant le début des primaires officielles en janvier 2008.

C’est quoi un « straw poll » ?

Les « straw polls » sont des votes informels organisés dans chaque camp républicain/démocrate) pour déterminer localement les tendances des électeurs. Certains « straw polls » attirent des milliers d’électeurs (Ames dans l’Iowa), d’autres sont réalisés autours d’un barbecue dans un jardin avec au plus quelques dizaines de participants. Plus le nombre de votants est important, plus les résultats seront repris et commentés par les médias. Les conditions du vote sont décidées localement par les partis, qui cherchent chacun à favoriser leur candidat préféré. L’accès au vote peut être libre, ou conditionné par l’adhésion préalable au parti organisateur. Certains (comme le GOP au Texas) limitent le droit de votes aux personnes ayant déjà votés les années précédentes comme délégués lors des conventions du parti. Souvent le versement d’un droit d’entrée ($35 en Iowa) est exigé. Chaque candidat à l’investiture décide de faire campagne (ou non) pour tel ou tel « straw poll » en fonction de sa stratégie, de l’état de sa campagne, et de ses finances.

Comment lire les résultats des « straw polls » ?

Chaque straw poll est un cas particulier. Il est délicat de généraliser une grille de lecture unique mais voici quelques éléments significatifs:

*Le nombre total de votants

*Le lieu du vote, et les inclinations de l’électorat local

*La participation (ou non) et le degré d’implication des candidats

Le résultat de chaque « straw poll » doit être apprécié au regard de ces différentes variables.

Le « straw poll » de Ames dans l’Iowa du 11 août 2007

14 302 votes. Mitt Romney a remporté ce « straw poll » avec 31% des voix, suivi de Mike Huckabee avec 18%. Ron Paul est arrivé en 5eme position avec 9% des voix tandis que Guiliani obtenait 1,20% (voir les résultats complets)

Giuliani et McCain avaient renoncé à participer, n’ayant pas une base suffisante de supporteurs dans cet Etat et craignant de faire un mauvais résultat par rapport à leur position favorable dans les sondages nationaux. Il convient de noter la particularité de l’électorat républicain local en Iowa, extrêmement conservateur (anti-avortement, pro-guerre, créationniste) donc peu favorable aux idées aux républicains « light » comme Giuliani (et par extension à Ron Paul mais pour d’autre raisons).

Mitt Romney de son coté avait choisi d’investir fortement dans l’ « Iowa Straw Poll » traditionnellement très médiatisé parce qu’il attire de nombreux électeurs de toute la région. Mitt Romney a ainsi « offert » 14 000 tickets à $35 pièce pour que ses électeurs se déplacent pour obtenir au final 7 000 voix. Il remporte une victoire médiatique, mais une victoire très chère, et toute relative en prenant en compte le fait que ses principaux rivaux Giuliani et McCain n’étaient même pas présent. Le vrai vainqueur serait plutôt Mike Huckabee, arrivé 2ème avec 18% des voix pour un budget de campagne de 150 000 dollars en Iowa.

Ron Paul obtient 9% ce qui est un résultat correct compte tenu d’une part de son faible investissement en temps (1 semaine, peut être une erreur d’ailleurs…) et financier dans cette campagne ($220 000), mais surtout étant donné les sondages nationaux qui le créditent seulement de 1 à 2% d’intention de votes. Ron Paul n’a payé que 800 tickets d’entrée à ses partisans mais a obtenu 1 400 voix. Les supporteurs de Ron Paul auraient préféré un résultat plus élevé mais 9% est un bon début. L’« Iowa Straw Poll » confirme le décollage de la campagne de Ron Paul dans l’électorat républicain.

Les récents « straw polls »

Une bonne dizaine de « straw polls » ont eu lieu depuis deux semaines dans différents Etats des Etats-Unis. Ron Paul a terminé en première place à Washington, en Alabama, au New Hampshire, et en Caroline du Sud. Mais le faible nombre de votants (de quelques dizaines à quelques centaines au maximum) a limité l’impact médiatique de ces résultats (voir les résultats de Ron Paul).

La prochaine étape majeure à Fort Worth au Texas

La prochaine étape importante se déroule au Texas à Fort Worth les 31 août et 1er septembre prochain. Les partisans de Ron Paul se sont fortement mobilisés pour ce vote. Mais les conditions particulières de l’organisation du vote par le parti républicain du Texas rendent leur tache particulièrement difficile. Nous reviendrons prochainement sur les conditions de cette organisation (littéralement mafieuse) destinée à évincer Ron Paul de la compétition tout en favorisant un candidat en particulier (Fred Thompson).

Merci à notre « insider » Yvonne pour les infos concernant Fort Worth

vendredi 20 juillet 2007

Pourquoi Ron Paul va remporter l’investiture républicaine… II

Les sondages nationaux donnent toujours à Ron Paul entre 1 et 3% d’intention de vote. Comment peut-il toujours sérieusement espérer gagner l’investiture de son parti ? Ses partisans sont-ils des illuminés ? Trois raisons principales nous permettent aujourd’hui de justifier le titre de cet article.

Le fantastique impact de sa campagne sur internet.

Nous ne reviendrons pas sur ce sujet déjà traité, même s’il est reste d’actualité (voir notre article Les grands médias américains et Ron Paul, un boycott organisé?). Mentionnons juste que la vidéo relatant la visite de Ron Paul à Google a déjà été visionnée plus de 73 000 fois depuis sa mise en ligne sur YouTube il y a 5 jours. Par comparaison, la même conférence d’Hillary Clinton disponible en ligne depuis 4 mois n’a été vue que 33 000 fois (voir les derniers chiffres).

La contestation de la validité des méthodes traditionnelles de sondage

Même si à l’évidence une grande majorité des américains n’a encore jamais entendu parlé de Ron Paul, les méthodes de sondages utilisées par les grands instituts sont contestables. Une erreur de quelques points paraît fort probable et cela pour 2 raisons techniques.

Les sondeurs ne s’adressent qu’aux citoyens disposant d’une ligne téléphone fixe. Cela élimine d’office les jeunes, les étudiants qui n’ont qu’un téléphone portable. Or ils représentent une grande partie des supporteurs de Ron Paul, d’où l’impact de sa campagne sur Internet.

D’autre part, beaucoup de ces sondages d’opinion comptent les réponses de façon sélective pour diminuer le caractère aléatoire des résultats. Par exemple les sondeurs demandent si le sondé est républicain, à déjà voté à des élections primaires, son age... Ces sélections ont pour conséquence d’éliminer les personnes jeunes, les personnes n’ayant jamais voté pour des primaires auparavant alors même qu’elles auraient l’intention d’y participer, des personnes non affiliées au parti républicain mais supportant Ron Paul… Il suffit de se souvenir de l’effet « Ségolène » et du nombre de nouvelles adhésions au Parti Socialiste avant les primaires pour comprendre les surprises que peuvent réserver de telles méthodes de sondages. Un dernier rappel historique : les sondages ne donnaient à Jimmy Carter qu’1% d’intention de vote en 1975. Vous connaissez la suite !

Pour une analyse plus complète des méthodes de sondages concernant Ron Paul nous vous conseillons vivement l’article de Lasse Pitkaniemi publié sur LeeRockwell.com (en anglais).

La mécanique des primaires pour l’investiture

L’investiture n’est pas l’élection. Cet un processus à part obéissant à ses propres règles. Et Ron Paul peut créer la surprise à double titre. Ron Paul est le seul des 9 candidats (abandon récent d’un candidat) parmi les prétendants républicains à se prononcer ouvertement contre la guerre en Irak, il va engranger une bonne partie du vote anti-guerre qui représente plus de la moitié des américains actuellement. Mécaniquement, le reste des voix sera saupoudré entre les 8 candidats restant. Cela pourrait aboutir à une situation similaire au 21 avril 2002 en France avec l’élimination de Jospin au premier tour de l’élection présidentielle à la suite de la dispersion des voix à gauche (Voir notre article Pourquoi Ron Paul va mécaniquement remporter l’investiture républicaine…).

Enfin, aux primaires le peuple ne vote pas. Seules les personnes réellement intéressées par les élections feront l’effort de s’inscrire au parti Républicain et de se déplacer le jour des primaires. Or les personnes intéressées connaissent Ron Paul. Il suffit de relever que près de 50% des dons des militaires américains reviennent à Ron Paul pour comprendre l’impact de sa candidature parmi les citoyens directement concernés par la prochaine élection présidentielle.

jeudi 7 juin 2007

Les grands médias américains et Ron Paul, un boycott organisé?

Le fossé entre la faible exposition médiatique de Ron Paul dans les grandes télés officielles (main stream media) des Etats-Unis et l’impact considérable de sa candidature sur le net s’accroît. Le 31 mai dernier, Ron Paul devient le 2eme des candidats républicains derrière McCain concernant le nombre de supporters sur le site Internet communautaire MySpace. Le 30 mai Ron Paul était le candidat républicain le plus demandé pour des réunions publiques locales sur le site Eventful. Le Washington Post de son coté s’étonne dès le 26 mai de la deuxième place de Ron Paul parmi les candidats républicains les plus regardés sur le site de partage de video YouTube. Cette agitation hors du commun sur la toile autour de la candidature de Ron Paul est la conséquence directe de son affrontement verbal avec Rudolph Giuliani sur les causes du 11 septembre lors du second débat télévisé du 15 mai entre les 10 candidats républicains à l’investiture pour la présidentielle de 2008.

Mais hormis quelques rares apparitions sur CNN, sur HBO dans Real Time de Bill Maher et sur Comedy Central dans le Daily Show de Jon Stewart le 4 juin (et le 13 juin prochain dans le Colbert Report de Stephen Colbert), Ron Paul n’existe quasiment pas médiatiquement et cela commence à ressembler à un boycott volontaire. Il en est de même dans les grands quotidiens, notamment les journaux du dimanche ayant précédés le débat des candidats républicains du 5 juin.

Crédité d’à peine 1 ou 2% d’intention de votes dans les sondages réalisés au niveau national par les grands instituts, il devient de plus en plus difficile d’expliquer qu’il est le candidat déclaré vainqueur dans tous les sondages en ligne effectués après chaque débat, et ce quelque soit le site web organisateur du sondage. L’explication fréquemment avancée qu’il s’agirait de spam des partisans de Ron Paul ne suffit pas devant l’ampleur du phénomène.

Certes peu connu au niveau national malgré sa candidature à l’élection présidentielle de 1988 (0,47% des votes) sous la bannière du Parti Libertarien, les instituts de sondage ont décidé de ne pas le citer dans certains sondages par état où naturellement il devrait bien figurer comme au Texas (dont il est député du 14eme District). USA Election Pool précise que c’est « comme si les médias ne voulaient pas rapporter le moindre succès sur Ron Paul ». Un de leur analystes propose également une explication sociologique à cet état de fait et donne à Ron Paul au moins 3% supplémentaires : Les supporters de Ron Paul particulièrement visibles sur Internet sont en majorité des jeunes, cible peu sondée en générale parce qu’ils sont rarement chez eux pour répondre aux sondages, ou ne disposent pas de ligne de téléphone fixe.

Sur Internet, le boycott prendrait aussi une forme active sur YouTube, le principal site communautaire de partage de vidéos contrôlé par Rupert Murdoch avec la suppression de (trop) nombreux commentaires et la remise à zéro intempestives des compteurs sur les vidéos de Ron Paul visionnées. Lors du troisième débat télévisé de ce mardi 5 juin entre les candidats à l’investiture républicaine, la censure est devenue flagrante. Ron Paul n’a bénéficié que de moins de sept minutes de temps de parole contre dix-sept minutes pour Rodolph Giuliani.

La résistance des partisans de Ron Paul s’organise et prend des tournures parfois particulièrement inventives. Une « Modern Boston Tea-V Party » est ainsi prévue le 4 juillet (jour de la fête nationale des Etats-Unis). Cette version revisitée de l’originale « Boston Tea Party » qui fût l’un des évènements menant à l’indépendance américaine, consistera à jeter en place publique de vielles télés symbolisant la mise à la décharge des médias officiels (des affiches « Dump the Main Stream Media » seront placardées).

Au final, même s’il apparaît qu’auprès du grand public américain Ron Paul est encore largement inconnu, il devient en revanche incontestable qu’il existe une distorsion entre d’un coté la place (ou plutôt l’absence de place!) qu’il lui est reconnue et accordée dans les sondages et les grands médias, et d’un autre coté le formidable retentissement de sa candidature sur Internet.