dimanche 27 mai 2007

Ron Paul revient chez Bill Maher sur HBO le 25 mai 2008

Voici les principaux extraits de l’émission. Bill Maher était visiblement séduit par ce candidat authentiquement républicain. Bill s'est révélé enthousiaste et beaucoup plus cordial que lors de l’émission précédente de mars (voir video précédente).

POUR UNE POLITIQUE ETRANGERE DE NON-INTERVENTION

Ron Paul : Nous savons depuis quelques dizaines d’années que notre politique étrangère américaine engendre ce que la CIA appelle des retours de feu (blowback), des conséquences inattendues. On peut remonter en 1953 quand les Etats-Unis ont mis le Shah au pouvoir en Iran, au support de Ben Laden en radicalisant l’islamisme pour affaiblir l’Union Sovietique. Cela nous est revenu comme un boomerang. Egalement notre support à Saddam Hussein dans les années 80. C’est pourquoi je suis en faveur d’une politique non-interventionniste, de s’occuper de nos propres affaires et rester en dehors des affaires intérieures des autres nations.

LA BETISE DE L’AMERIQUE

Bill Maher : La semaine juste après 9/11, la grande question était pourquoi nous détestent-ils? Et nous avons juste oublié cela en décidant « ils sont les méchants (evil), nous sommes les bons (good). Pourquoi pensez-vous que l’Amérique est aussi bête (dum)?

Ron Paul : Pas tous les américains. Nous sommes tous les deux américains.

Bill Maher : Si l’Amérique était un pays plus intelligent, ne seriez vous pas en tête des sondages?

Ron Paul : Il faudrait pour cela lever 100 Millions de dollars, l’argent parle de nos jours…

LES BIENFAITS DE L’AMERIQUE ET LA FORCE

Bill Maher : Kennedy et Clinton étaient aimés dans le monde entier lorsqu’ils voyageaient…

Ron Paul : Je pense que ce que nous devons chercher c’est le respect. C’est ce dont nous avons besoin et c’est ce que nous n’avons pas. Je n’ai pas de problème avec la position théorique des néo-cons de répandre la bonne parole sur les bienfaits (goodness) de l’Amérique. Mais pas avec la force. Nous devrions répandre cette bonne parole en montrant le bon exemple, en remettant de l’ordre dans notre propre maison, en étant sur que les libertés civiles sont meilleures ici. (…) La force ne marche pas, la persuasion par l’exemple marche.

LE CANDIDAT DE LA PAIX

Ron Paul : La paix est un message puissant, en particulier après la guerre. Les gens réalisent combien de personnes sont mortes et combien cela coûte. Et c’est pourquoi je pense que le peuple est prêt pour un message qui affirme que nous n’avons pas besoin d’être dans ce bordel (mess). La logique nous dit que l’on peut faire un monde meilleur plus facilement qu’en causant des guerres.

POLITIQUE D’ABORD !

Bill Maher : Les républicains en général et Rodolph Guiliani répètent qu’ils (les terroristes) nous détestent à cause de notre liberté.

Ron Paul : C’est notre politique étrangère qui est fautive. Ce ne sont pas les américains qui seraient les victimes d’individus méchants, monstrueux et meurtriers (…). C’est la faute des responsables politiques. C’est la politique qui compte.